page d'accueil du site

Catherine de Longpré.

 

Catherine de Longpré, augustine hospitalière, missionnaire sur les terres du Canada.

Dès la fondation de la communauté des Augustines de Bayeux, de nombreuses novices se présentent. A l'âge de 12 ans, Catherine de Longpré entre au monastère fondé par sa cousine Marie-Madeleine de la Hennodière.

fonts baptismaux
St Sauveur le Vicomte.
Catherine est née à Saint-Sauveur-le-Vicomte le 3 mai 1632. Sa mère Françoise Jourdan, est la fille du lieutenant civil et criminel au baillage de Saint-Sauveur. Soin père, Jacques Symon est seigneur de Longprey, bourgeois de Valognes et échevin de Cherbourg où il exerce la profession d'avocat.
A l'âge de 2 ans Catherine est confiée par sa mère à ses grands-parents maternels qui l'élèvent avec leurs enfants. Jean et Renée Jourdan étaient "
grand homme de bien et d'oraison et femme d'une charité sans bornes".

Très tôt Catherine manifeste une tendre dévotion envers la Vierge Marie. Dès l'âge de trois ans et demi, elle manifeste le désir de faire la volonté de Dieu. En novembre 1640, elle fait sa première communion. Et il semble qu'à cette époque elle ait une crise de vocation. Des notes autobiographiques indiquent qu'elle sentait l'attrait du monde tiédir sa vocation "On remarquait partout où elle passait la beauté de son visage, , son naturel gracieux, et son aptitude à gagner les coeurs, un don qu'elle sut conserver toute sa vie". Lors de la seconde grande mission prêchée par le Père Jean Eudes en 1643 à Saint-Sauveur, le saint homme prédit à Catherine qu'elle serait religieuse.

C'est le 1er janvier 1644 qu'elle prend la décision d'entrer en religion. Le 7 octobre elle entre au monastère des Augustines, elle a douze ans et demi.. La jeune novice passe par tous les emplois ordinaires: cuisine, réfectoire, hôpital, emploi dans lequel elle manifeste beaucoup de zèle.
"
Dands les salles de l'hôpital, c'était un ange de jeunesse, de prévenance, de douces et souriantes attentions qui s'approchait des lits de souffrance, et aucune autre infirmière n'était autant appréciée".

Les autres religieuses la voyaient enjouée, agréable, sans timidité. Le noviciat est une école d'oubli de soi et d'humilité. Ses aînées trouvaient Soeur Catherine un peu trop sure d'elle-même, trop empressée à se charger d'un travail qui ne lui était pas commandé, trop portée à prendre des initiatives. Dans les cloîtres, la sainte obéissance allait jusqu'à transformer des qualités en défaut. On a rapporté qu'un jour, ayant rempli sans en avoir reçu l'ordre la tâche d'une autre soeur, Catherine eut pour punition d'occuper à table la place réservée à la supérieure. Elle en fut mortifiée au point qu'après le repas elle s'isola cacher ses pleurs.
les constitutions

 

P1 - P2